Prix d'un site web en Suisse : grille Altinova 2026
Le prix d'un site web en Suisse va de 1'500 à 40'000 CHF pour le même brief. Voici les vraies fourchettes en CHF, poste par poste, sans se faire balader.
Le même brief, quatre devis, un écart de 1 à 20
Un patron de PME nous a montré quatre devis l'an dernier. Même demande, à peu de chose près : un site vitrine d'une douzaine de pages, en français et en allemand parce qu'il vend aussi de l'autre côté de la Sarine, avec un formulaire de contact. Les montants reçus : 1'900, 6'500, 14'000 et 38'000 CHF. Sa question, légitime : « Lequel est honnête ? »
Probablement les quatre. Le souci, c'est que « un site web » ne décrit rien de précis. Entre une page vitrine posée sur un modèle existant et une plateforme multilingue avec réservation, contenus travaillés et intégrations métier, on ne parle pas du même objet. Tant qu'on ne sait pas ce qu'on compare, on compare des prix qui n'ont aucun rapport entre eux.
Voici notre grille Altinova, nourrie par les fourchettes observées sur le marché romand en 2026, et ce qui les fait varier autant. Ce n'est pas une vérité universelle : c'est une base de discussion pour comparer des offres qui couvrent parfois des réalités très différentes. Tous les montants sont hors TVA (8,1 % depuis 2024) ; pour une PME assujettie, c'est le chiffre HT qui compte, la TVA se récupérant.
Combien coûte un site web en Suisse : notre grille de lecture
| Approche | Prix indicatif HT (grille Altinova / marché romand) | Pour qui |
|---|---|---|
| DIY (Wix, Squarespace) | 150-400 CHF/an + votre temps | Indépendant qui démarre, budget serré |
| Template posé par un indépendant | 1'500-4'000 CHF | Petite structure, besoin simple |
| Site vitrine sur-mesure | 6'000-15'000 CHF | PME qui veut une vraie image |
| Site vitrine + fonctionnalités (multilingue, blog, réservation, espace client léger) | 15'000-30'000 CHF | PME structurée, plusieurs métiers |
| E-commerce complet (catalogue, paiement, stock) | 18'000-40'000 CHF et plus | Vente en ligne sérieuse |
Quelques précisions, parce qu'une ligne de tableau cache toujours des nuances.
Le DIY n'est pas gratuit. L'abonnement est modeste, mais vous payez en heures : comptez deux à quatre week-ends pour un résultat correct, sur un gabarit que des milliers d'autres utilisent. Pour tester une idée ou pour un cabinet qui démarre sans budget, ça se défend très bien.
Le template posé par un indépendant, c'est le milieu de gamme : quelqu'un installe un thème WordPress, change les couleurs, intègre vos textes. C'est rapide et bon marché. Le risque est dans ce qu'on ne voit pas à la livraison — la qualité du code dessous, la sécurité, et ce qui se passera dans deux ans.
Le vitrine sur-mesure, c'est là que basculent la plupart des PME qui prennent leur image au sérieux. Design pensé pour vous, structure réfléchie pour Google, contenu travaillé. Pour une entreprise romande établie, c'est souvent l'investissement raisonnable.
Au-delà, vous ne payez plus une brochure : vous payez une application. Un espace client, un système de réservation, une vraie boutique, ce sont des logiciels. C'est pour ça que le plancher de l'e-commerce sérieux démarre plus haut que le haut d'une vitrine : il y a du paiement, du stock et des commandes à gérer, et tout ça doit tenir sans accroc un samedi soir.
Ce qui fait grimper la note, poste par poste
Quand deux devis sérieux s'écartent de 8'000 CHF, l'écart se loge presque toujours dans les mêmes endroits.
- Le nombre de pages. Cinq pages ou trente, ce n'est pas le même chantier. Chaque page demande structure, contenu et intégration.
- Design sur-mesure ou template. Partir d'une page blanche, c'est plusieurs jours de travail de plus qu'adapter un thème existant. Et ça se voit, aussi.
- La rédaction et la traduction. Beaucoup de devis « oublient » le contenu en supposant que vous le fournirez. Pour des textes qui tiennent la route, c'est un poste à part. Une traduction FR/EN/DE soignée, comptez plusieurs centaines de francs par langue selon le volume et le métier — c'est un ordre de grandeur, pas un tarif fixe.
- Photo et vidéo. Des visuels génériques tirés d'une banque d'images, ou un photographe une demi-journée chez vous : l'effet sur la crédibilité n'a rien à voir, le prix non plus.
- Le multilingue. Passer en deux ou trois langues ne double pas que le contenu : ça complique la technique et le référencement. Entre Suisse romande et clientèle alémanique, c'est souvent incontournable.
- Les intégrations. Brancher un CRM, un paiement, une prise de rendez-vous, votre logiciel métier : chaque connexion est un petit projet dans le projet.
- Le SEO de départ. Un site peut être beau et invisible. Le référencement initial — structure, balises, vitesse, contenu pensé pour les recherches locales — fait partie du sérieux d'une offre.
Quand un devis est trois fois moins cher qu'un autre, demandez lequel de ces postes a sauté. Souvent, la réponse est : tous.
Les coûts récurrents qu'on oublie de vous chiffrer
Le prix de création n'est qu'une partie de l'histoire. Un site vit, et vivre coûte chaque année. Voilà ce qui revient :
| Poste récurrent | Ordre de grandeur (par an) | Remarque |
|---|---|---|
| Nom de domaine | 15-30 CHF | Le .ch ou le .com, peu d'écart |
| Hébergement | 0 à 1'000+ CHF | Dépend entièrement de la techno choisie |
| Certificat SSL (le cadenas) | 0 CHF dans la plupart des cas | Let's Encrypt est gratuit ; méfiez-vous si on vous le facture cher |
| Maintenance et mises à jour de sécurité | 0 à ~2'000+ CHF | C'est ici que ça pique |
La dernière ligne mérite qu'on s'y arrête. Un site WordPress classique, ce sont des extensions à tenir à jour en continu, sous peine de faille. Beaucoup de prestataires facturent un forfait mensuel pour ça — souvent de 80 à 200 CHF par mois selon le prestataire et l'étendue du contrat. Étalé sur cinq ou six ans, ce poste peut finir par peser autant que la création.
Une approche plus moderne réduit nettement cette facture. Un site largement statique, construit avec un framework comme Next.js, n'a ni base de données à pirater ni dizaine de plugins à surveiller, et son hébergement tombe souvent à quelques francs. Il faut tout de même garder les limites en tête : dès qu'il y a un formulaire ou un espace client, il reste un backend quelque part, donc un peu de maintenance — simplement bien moins de surface exposée. Quand cette approche tient ou non la route, on le détaille dans Next.js ou WordPress pour une entreprise.
Le piège : le moins cher coûte souvent le plus cher
C'est l'histoire qu'on voit revenir presque chaque année. Une entreprise prend le devis à 1'900 CHF, contente d'avoir fait une bonne affaire. Dix-huit mois plus tard : le site rame, il s'affiche mal sur les natels récents, l'indépendant a disparu, et personne ne sait toucher au code. Refonte forcée. On repaie tout, à neuf.
Faites l'addition : 1'900 au départ, puis 7'000 pour une vraie refonte sur-mesure, plus dix-huit mois à ramer sur Google entre-temps. Le « pas cher » est devenu le plus cher du lot. Un site doit tenir cinq à sept ans sans qu'on le jette ; raisonnez en coût total sur la durée, pas en ticket d'entrée. On creuse cette logique dans Pourquoi votre PME valaisanne a besoin d'un site web moderne.
Cadrer son budget selon l'objectif réel du site
Avant de parler argent, une question simple : à quoi sert ce site, concrètement ?
S'il s'agit d'une vitrine de crédibilité — une entreprise dont les clients viennent par bouche-à-oreille et veulent juste vérifier qu'elle existe, comprendre son niveau de sérieux et voir trois réalisations — une vitrine propre à 6'000-9'000 CHF suffit largement. Mettre 25'000 là-dedans, c'est jeter de l'argent.
Si le site doit générer des demandes qualifiées — alimenter votre équipe de vente, ressortir sur vos recherches métier, convaincre une personne qui ne vous connaît pas encore — alors c'est un investissement, pas une dépense. Et là, c'est sous-investir qui coûte cher : un site qui ne ramène rien, même à 2'000 CHF, reste 2'000 CHF en l'air.
Fixez d'abord ce que le site doit faire pour vous ; le chiffre suit.
Comment on chiffre, chez Altinova
On travaille au forfait, périmètre écrit noir sur blanc. Vous savez avant de signer ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas, et ce que coûte une page ou une langue en plus. Pas de « ah ça, c'était en supplément » découvert à la facture finale.
Et quand votre besoin tient dans un Wix à 300 CHF par an, on le dit. Refaire un site sur-mesure pour une activité qui ne s'appuie pas sur le web, ce serait vous vendre quelque chose d'inutile. Nos réalisations montrent les cas où le sur-mesure se justifie vraiment, et notre offre de développement web explique notre manière de travailler.
Vous avez déjà un brief ou deux devis difficiles à comparer ? Envoyez-les-nous : on vous renvoie une lecture poste par poste, avec ce qui manque, ce qui est surdimensionné et le budget réaliste selon notre grille.